mercredi 22 février 2012

Installation bientôt d’un nouveau système d’éclairage au Stade Sylvio Cator


Les travaux d’installation d’un nouveau système électrique au stade national de football Sylvio Cator commenceront dans une semaine avec l’érection des tunnels, puis, le déploiement des câbles, selon une note de la Fédération Haïtienne de Football (FHF).
Ces travaux qui dureront environ trois semaines devront être achevés à temps pour l’ouverture de la saison sportive, indique la FHF informant que le stade sera fermé jusqu’à mi-mars pour faciliter le déroulement des opérations.
Une délégation d’une entreprise américaine dénommée « Tech line » installée au Texas et spécialisée dans la conception et l’installation des systèmes d’éclairage a séjourné en Haïti les 15 et 16 février en vue de planifier la reprise et la fin des travaux d’installation de ce nouveau système d’éclairage au Stade Sylvio Cator.
« Les nouvelles installations seront d’une capacité de 1,200 Lux, le niveau d’éclairage qui sera exigé à partir de 2014 pour les transmissions TV en HD [télévision haute définition] au niveau international », indique la note de FHF.
Ces nouvelles installations permettront au pays d’accueillir les matches de la « Champion’s’ League » (La ligue des champions) de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), assure la fédération.
Récemment, l’ancien système d’éclairage avait obligé le Tempête F.C à disputer ses deux matches sur le terrain de Morelia F.C du Mexique, rappelle t-elle. Construit lors du championnat de la Concacaf en 1973, le système d’éclairage actuel est vétuste et dépassé par rapport aux normes internationales en vigueur, souligne la fédération.
La FHF affirme avoir bénéficié parfois d’une dérogation spéciale de la Concacaf, ayant même été contrainte de recevoir entre 2003 et 2007 ses matches à domicile à Miami. Le nouveau système d’éclairage entre dans le cadre des travaux de rénovation de l’unique stade national, endommagé par le séisme du 12 Janvier 2010. Suite à ce séisme, d’importants travaux de modernisation ont été entrepris, dont l’installation d’une pelouse artificielle dernière génération ($700,000.00 dollars). Des travaux de réparation des vestiaires d’équipes, la modernisation et l’aménagement de bureaux annexes pour la FHF ($300,000.00 dollars) ainsi que l’installation du système pour matches nocturnes ($700,000 dollars) ont été, entre autres, réalisés.

Haïti-Carnaval : Quand c’est fini… Bilan partiel, 1 mort et 130 blessés, mais aussi au moins 5 personnes tuées dans des accidents


Jusqu’à cette matinée du mercredi 22 février (7h30) le groupe T-vice était encore dans les rues des Cayes (200 km au sud de Port-au-Prince), qui ont organisé pour la première fois le carnaval national haïtien (19-21 fév.), a  constaté les journalistes AlterPresse.
Le groupe créait encore l’animation pour ses nombreux fans apparemment insatiables. Ce qui a paralysé la circulation des véhicules et a contrarié d’autres personnes qui voulaient se rendre à leurs activités coutumières.
Des carnavaliers d’un air fatigué expriment leurs satisfactions sur le déroulement de cet événement culturel organisé pour la première fois dans une ville de province, sans incident majeur.
Un premier bilan partiel fait état d’un mort et 130 blessés sur le parcours du carnaval. Mais, des accidents enregistrés dans la région durant les festivités auraient fait au moins 5 morts et plusieurs blessés, selon des informations communiquées à AlterPresse.
Plus d’une centaine d’arrestations ont été effectuées et des armes à feu confisquées, selon la police, qui n’a pas encore foruni de bilan définitif.
L’ex-député des Cayes, Jean David Génesté (Enseignant), qui commentait l’événement dans la presse, a déclaré que ce carnaval a offert une chance de plus au département du Sud afin de « vendre ses valeurs culturelles, historiques et touristiques ».
Selon lui, c’était « un exercice difficile mais réussi » pour les Cayes.
Toutefois, Génesté estime qu’il reste beaucoup à faire dans la mise en place des infrastructures nécessaires visant à développer l’industrie touristique au profit du développement économique de la région.
Déjà, au deuxième jour du carnaval, au cours d’une conférence de presse conjointe, le président Michel Martelly, le maire des Cayes, Pierre Yvon Chery, et des membres du comité organisateur se sont tous félicités de la réussite, ont-ils dit, des festivités organisées dans la 3e ville du pays.
Martelly a souligné qu’il a fallu peu de temps pour mettre en œuvre le projet suite à la décision prise en décembre dernier.
Anticipant le mécontentement des milliers d’acteurs du carnaval de Port-au-Prince, cette année orphelins d’une manifestation culturelle jugée incontournable, le chef de l’Etat a promis un « carnaval des fleurs » en juillet prochain à la capitale.
L’un des représentants des Cayes au sein du comité du carnaval, Georges Elie, demande au président de faire du département du sud une zone prioritaire dans le cadre des grands axes du programme de son gouvernement.
Elie a cite entre autres la concrétisation des projets de construction du port et de l’aéroport international du Sud.
En marge de cette conférence, le comité du carnaval a promis de fournir sous peu le rapport financier des activités.
Des milliers de visiteurs (haitiens et étrangers) sont en train de quitter la ville ce mercredi 22 février avec l’espoir d’y revenir. Harry Staco (Cayes), Charles Diky (Département du Nord) témoignent de leur joie et félicitent les autorités pour avoir choisi les Cayes comme siège de cette édition du carnaval, plus grand spectacle populaire en Haiti. De nombreux jeunes qui étaient en camp carnavalesque eux aussi laissent la métropole du Sud avec un sentiment de satisfaction. 

Les autorités satisfaites : Un mort et 130 blessés aux Cayes


Le Président Michel Martelly, qui a fait la fête dans la troisième ville du pays où le grand absent était le Premier ministre Garry Conille, promet à la population de Port-au-Prince un carnaval des fleurs, l’été prochain

Temps fort du carnaval haïtien, le défilé des chars musicaux se déroulait à l’occasion du troisième et dernier jour gras en présence notamment du Président Michel Martelly dans la ville des Cayes (environ 200 km au sud de Port-au-Prince) où les organisateurs ont affiché une grande satisfaction après avoir communiqué un bilan de 1 mort et 130 blessés pour les deux premières journées.
Un jeune homme de 29 ans, Schiller Guerrier, qui était en état d’ivresse, a été tué par un char dans la nuit de lundi à mardi. 70 nouveaux blessés, pour la plupart légers, sont venus s’ajouter aux 60 enregistrés dimanche.
Après le passage dans le désordre d’environ 2.000 figurants représentant différentes expressions carnavalesques traditionnelles, en tête du cortège se trouvait mardi le groupe Racine RAM suivi de Brothers Posse et Voix des îles. Deux groupes contraints de partager le même char malgré la popularité phénoménale de leurs méringues très dérangeantes pour l’administration actuelle.
Le chef de l’Etat, qui s’est livré à des déhanchements très applaudis lors d’une apparition sur le char de Djakout #1 –après une première aux cotés des musiciens de Kreyol La- s’est félicité du bon déroulement de cette première édition du carnaval national hors de Port-au-Prince. De l’avis de l’ancien chanteur de Compas Michel Martelly dit « Sweet Micky », au pouvoir depuis neuf mois, cette initiative entre dans le cadre du processus de « décentralisation » du pays.
Pour sa part, le maire des Cayes, Yvon Chéry, estime à plus de 300.000 le nombre de carnavaliers venus de Port-au-Prince, d’autres régions et de la diaspora ayant investi la troisième ville d’Haïti durant les trois jours gras.
Accompagné de son épouse Sophia Saint-Rémy et de plusieurs ministres, M. Martelly a quant à lui relayé les propos de quelqu’un suggérant qu’un million de personnes auraient fait le déplacement.
Les autorités tablaient sur d’importantes retombées économiques que pourraient entraîner ces festivités pour l’ensemble de la cote sud et ses destinations touristiques d’une beauté incontestable.
Si le chef de l’Etat était entouré des Sénateurs Joseph Lambert (sud-est), Youri Latortue (Artibonite, nord), Fritz Carlos Lebon (sud), Yvon Buissereth (sud)et Michel Clérié (Grand’Anse, sud-ouest), en revanche, l’absence du Premier ministre Garry Conille et du deuxième Sénateur du sud, Francky Exius, était très remarquée.
La plus grande fête populaire haïtienne survient au milieu d’une crise politique majeure au sommet du pouvoir et de relations très tendues entre le Parlement et Martelly qui refuse de collaborer à l’enquête ouverte au Sénat sur sa présumée double nationalité étrangère.
A Port-au-Prince où la décision unilatérale de la Présidence de délocaliser le carnaval a fait de nombreux mécontents, plusieurs bandes à pied évoluaient mardi soir au Champ de Mars, centre traditionnel de l’événement, totalement bouclé par de nombreux agents d’unités spécialisées de la Police Nationale comme la CIMO et l’USGPN.
Michel Martelly a promis qu’une fois que les milliers de déplacés du 12 janvier 2010 auront quitté la grande place centrale située au coeur de la capitale, un carnaval des fleurs sera organisé l’été prochain afin de permettre aux port-au-princiens de s’éclater.
Ce type de carnaval avait été instauré sous la dictature pour célébrer en juillet l’anniversaire de naissance de l’ancien Président à vie Jean-Claude Duvalier (1971-1986). spp/Radio Kiskeya